|
Construit en bordure de vallon, le château domine l'Odet qui coule 400 m en contrebas.
Jusqu'à la Révolution française, le château du Pérennou était un manoir classique, avec des jardins à la française composés de terrasses rectilignes étagées, entièrement clos de murs.
Abandonné pendant une dizaine d'années après la Révolution, le manoir s'est profondément dégradé. Quand le premier des trois Marhallac'h arrive, il décide de faire table rase du passé. Plus de motte féodale et de pigeonnier, les jardins sont ouverts et retrouvent leur pente naturelle vers l'Odet.
Jardins à l'anglaise
Transformés à l'anglaise au début du XIXe siècle, les propriétaires successifs ont attaché une grande importance à ce parc, et la découverte des thermes gallo-romains sur le site n'a fait qu'accentuer la volonté de préserver les jardins.
Il a été nécessaire de détruire tout ce qui restait du jardin à la française et de recasser le terrain pour rétablir les pentes naturelles vers l'Odet afin de retrouver la configuration naturelle. Des chemins furent créés, des arbres plantés
Vers les années 1840 c'est Bühler qui est intervenu pour concevoir les plantations, les pentes et les perspectives. Il semblerait que le parc du Pérennou soit l'un des premiers conçus par Bühler.
En 1850 le jardin n'est qu'une ébauche mais on a planté ginkgo, platanes d'Orient séquoias, magnolias …
Les «jardins perdus» du Pérennou renaissent.
Les glorieux rescapés des plantations Bühler (Ginkgo Bi loba, Magnolias, Platane d'Orient) retrouvent de jeunes tulipiers de Virginie, Thuyas plicata qui remplacent leurs aînés disparus.
L'étonnante perspective vers l'Odet est rétablie habilement décorée de bassins, grottes et cascades. Elle est encadrée de Séquoias géants et de Cryptomerias.
|